dimanche, mai 11, 2008

L'appel du Thys

Ce dimanche 16h30. Voilà des semaines que je n'avais pas fait de sortie vélo pour le plaisir, me contentant d'enfourcher mon immonde vieux vtt bricolé rando, crasseux et à la chaîne distendue, pour mes petits déplacements quotidiens.
Et puis, est-ce l'overdose de balises html, dont je me gavais depuis 36h, qui a fini par faire son oeuvre ? En tout cas, une idée s'est en quelques minutes imposée à moi, j'avais un impératif besoin de ramer. Net et précis, pas du pédalage, mais du ramage.

Alors j'ai sauté dans mes fringues de cycliste laissées à l'abandon depuis quelques semaines, extirpé les pompes à cale de l'armoire, et marché vers la caverne qui abrite mes VPH. Là-bas, la sensation était toujours aussi nette : je n'ai saisi le Stinger que pour le mettre de côté, et sortir le Thys. C'est lui que je voulais et pas un autre. Et c'est à la hussarde que je l'ai pris, sans même prendre le soin de vérifier la pression des pneus, estimant d'un pouce distrait que ça irait bien comme ça. Et je suis partie façon liberté totale, sans pompe et sans rustines.

Pour la première fois depuis que j'ai le Thys, je me suis aventurée hors d'une zone protégée et je suis partie vers Miribel pour un vrai parcours. J'étais tellement à l'aise dès les premiers mètres, que je n'avais même plus besoin de me concentrer sur la conduite ; c'est devenu automatique. Finalement, le Thys, ça se conduit comme un vélo...

Aller-retour vers Miribel, donc environ 25 km. L'aller fut difficile à cause de l'air saturé des pollens de platane et de peuplier. Comme tant de gens, je suis devenue un peu allergique, et j'ai le nez et les yeux qui piquent. Il me fallait donc éviter de respirer trop fort, et fermer un oeil de temps en temps. Heureusement que maintenant je suis très à l'aise avec le Thys, ce qui me permet une conduite plus décontractée. Pas au point de téléphoner en ramant tout de même !

Désormais je rame en continu, d'un rythme modéré mais régulier, avec au besoin de petites accélérations pour doubler tel ou tel cycliste qui pédale moins vite que je ne rame. Je ne sens plus le problème du temps mort tellement mon mouvement est devenu suffisamment fluide. Je me suis même engagée dans la montée vers le pont de l'échangeur de Croix-Luizet avant de me rappeler que ça pouvait être difficile, vu que je ne change plus les vitesses sur le Thys, qui reste constamment sur le plus grand développement. La petite bosse passe en fait comme une lettre à la poste, il suffit de tirer un peu plus sur les bras et pousser un peu plus sur les jambes.

D'ailleurs les bosses rompent la monotonie du ramage, qui m'apparaît maintenant plutôt doux comme mouvement. Donc puisque je voulais me servir du Thys pour me défouler, la seule possibilité qui me reste maintenant pour pousser mes muscles à leurs limites, ce sont les côtes.

Maintenant je me sens capable de faire des sorties encore plus loin de chez moi avec le Thys. L'Usine du Rhône va désormais pouvoir prendre des libertés par rapport aux berges du même nom.

2 commentaires:

bentrider a dit…

chaud chaud !!! c'est lui que je voulais et pas un autre ;-))
Une fois maitrisé ça a l'air d'une machine avec de grosses possibilités, mais au niveau musculaire cela doit pas être évident à gérer.
Pourquoi toujours sur le plus gros braquet ???

Anonyme a dit…

Bonjour,
Je suis étudiant en ingénierie mécanique à l'Université de Sherbrooke au Québec. Dans le cadre de notre projet de fin d'études, nous voulons concevoir et construire un "rowingbike". J'ai vu cette machine pour la première fois à Lyon car j'y ai été tout récemment pour un stage. J'aimerais avoir l'opinion de cyclo-rameurs sur les performances du Thys (ou autres modèles) à savoir les points forts et faibles, donc les améliorations possibles. Qu'est-ce qu'il faut absolument y retrouver pour que vous l'achetiez? Toute aide serait vraiment appréciée. Vous pouvez entrer en contact avec moi : pat21_mtb@msn.com. Merci!